C'est dans une scénographie soignée et superbe que les deux comédiens invitent le public à découvrir un univers poétique pas banal mais qui transporte notre imaginaire on ne sait comment. Pensez à réserver, la salle est encore une fois presque pleine.
Un conseil : avant d'entrer dans la salle de spectacle, baladez-vous dans l'exposition Incarnat de Sylvie de Meurville.
Abeilles, habillez-moi de vous
Théâtre. A partir de 7 ans. Durée : 45 minutes.
Cie Pour ainsi dire (Ile de France)
Jeudi 8 mars à 20h et 14h30 et vendredi 9 mars à 14h30 - Complet
Vendredi 9 mars à 20h30
Que fais-tu ?
-Je cherche un chemin pour mes pas.
Sur scène, un garçon en jupe muni d’une épée de bois. Une fille tarde à le rejoindre. A quand la rencontre ? Le baiser ?
Un conte d’amour, une histoire qui se perd dans les coulisses du théâtre. Deux personnages en manque de frère et de sœur. Ils se délivrent de leur solitude, se retrouvent entre les pages d’un livre et jouent à cache-cache entre le jardin et la cour.
Cent cinquante jupes peintes, toutes semblables et uniques dans leur genre ont fait venir les beaux jours. Leurs couleurs et leur éclat dominent la très belle et minimale scénographie. « A travers elles, nous aurions aimé parler de pudeur aux enfants, ou plutôt de la représentation de soi devant les autres. » Philippe Dorin et Sylviane Fortuny.
« Une fois de plus, l’auteur aime à jouer avec les éléments du plateau et Sylviane Fortuny lui emboîte le
pas avec élégance : la relation entre la poésie du texte et celle de la mise en scène est exemplaire. Un délice. » PARIS MÔMES
Texte : Philippe Dorin. Mise en scène : Sylviane Fortuny. Avec Florent Nicoud et Camille Voitellier.
Scénographie : Sylviane Fortuny, Kelig Le Bars et Magali
Murbach Lumière :Kelig Le Bars.
Costumes : Magali Murbach. Musique : Catherine Pavet.
Régie : Jean Huleu.
Assistante à la mise en scène : Christelle Lechat.
Construction, fabrication des accessoires : Benoît Fincker.
Couture : Marie-Cécile Viault.
Affiche, graphisme : Ludovic Bronner.
Remerciements à Jean-Louis Fayollet pour la peinture des jupes.
Photo : Patrice Leïva
Artiste multiforme, Sylvie
de Meurville est sculpteure, peintre mais aussi scénographe, décoratrice. Elle installe régulièrement des œuvres dans les paysages ou dans l’espace public et travaille avec les matériaux les plus
divers comme des éléments bruts ou des moyens multimédia.
Pendant l’adolescence, le
corps physique et mental de l’être humain se transforme et tous les repères sont bouleversés. Comment devenir adulte ? Cette création clownesque réunit deux actrices et une circassienne
musicienne. Ces trois femmes explorent l’univers de la féminité, de l’adolescence, de l’identité sexuelle, de la transformation des corps, de la naissance du désir… Elles jouent à être quelqu’un
d’autre, un homme ou à changer de look, danser comme des dingues, s’embrasser, bouffer, se révolter, se comparer pour se rassurer… Elles passent par tous les états.
Il était une
fois...
Dans la grande famille des sourires
homologués, le sourire en coin tient une place à part. À la différence du sourire franc, qui va résolument de l’avant, du sourire indéfinissable, qui plane dans les hauteurs comme une auréole, du
sourire jaune qui repart en arrière en direction du foie, et du sourire béat qui ravage tout dans un rayon de 360°, le sourire en coin se déplace, discrètement mais sûrement, en diagonale. Comme
le fou des échecs, nous dit Pierre Cleitman. Et avec la même efficacité toujours surprenante !
Cette pièce de Juan Mayorga fait référence à un fait historique. Après l’inspection du camp de Theresienstadt en 1944, un
délégué de la Croix Rouge internationale a rendu un rapport stipulant que les détenus internés dans ce camp étaient bien traités. Le travail des historiens a démontré qu’il n’en était rien, et que
cette visite longuement préparée par les nazis avait fait l’objet d’une sordide et vaste « mise en scène » visant à contredire les rumeurs qui commençaient à circuler en Europe sur le
sort réservé aux juifs.
Dom Juan
A la suite d’une résidence dans
la Vallée de la Fensch, la cinéaste Véronika Petit et le photographe Eric Didym ont réalisé un dispositif multimédia à partir de paroles, d’images photographiques et de vidéos récoltées auprès de
plusieurs femmes issues de l’immigration.