Le TAC Théâtre en résidence de création pour Oreste

Publié le par Philippe Sidre

Oreste-c-Myrtille-BORDIERleger.jpgLa Compagnie TAC Théâtre est en résidence de création au TGP jusqu'au Vendredi 1er février pour préparer la suite d'Electre : Oreste.  

En toute convivialité, nous vous proposons de découvrir une étape de leur travail le

VENDREDI 1er FEVRIER à 19h00 au Théâtre Gérard Philipe.


L'entrée est libre pour tous.

 

ORESTE / Euripide

Mise en scène : Cyril Cotinaut

Collaboration artistique : Sébastien Davis / Myrtille Bordier

Lumière : Emmanuel Pestre

Avec Julien Aubrun, David Bescond, Marie-Laure Communal, Catherine Hargreaves, Yann Lheureux, Julie Palmier et Cyrielle Voguet.

 L'histoire :

Quelques jours après l’assassinat de leur mère, Electre et son frère Oreste attendent le jugement de la cité qui doit décider de leur vie ou de leur mort.

Ce dernier, harcelé par la culpabilité d’un matricide pourtant ordonné par Apollon, décide néanmoins d’accepter sa responsabilité. Coupable désigné, Oreste souhaite que justice soit rendue à son égard ainsi qu’à ceux qui sont à l’origine de son malheur: sa soeur Electre, le couple maudit Ménélas et Hélène, les citoyens eux-mêmes refusent de prendre leur part de responsabilité dans le meurtre de Clytemnestre qui découle pourtant de la Guerre de Troie. Soutenu par le fidèle Pylade qui le pousse à la vengeance, Oreste doit se résoudre à porter seul la responsabilité des crimes commis ou, à défaut d’un soutien divin qui tarde à se manifester,  à venger son sort par le sang...

Le sang engendre le sang, le meurtre engendre les meurtres, comment sortir de la spirale infernale de la vengeance quand on a déjà commis une première fois l’irréparable?

A moins que les Dieux, pour qui les hommes ne sont finalement que des pions sur un échiquier rouge sang, ne viennent enfin s’expliquer et mettre un terme à un jeu qui, sans règles, ne peut s’achever que par la mort de tous les participants.

 

 


 

Tandis que les hommes cherchent souvent à déterminer le responsable unique de telle ou telle tragédie humaine, industrielle ou sociale, l’Oreste d’Euripide ouvre la voie de la responsabilité partagée, celle où nous avons, chacun à notre échelle, une part active ou passive dans la survenance d’actes funestes. Quand on accepte l’idée selon laquelle une seule cause suffit rarement à caractériser un événement,  nous nous trouvons alors confrontés au profond désarroi de participer, malgré nous, de systèmes desquels nous ne savons comment sortir. Où commence et où s’achève notre propre responsabilité face aux tragédies qui déciment l’humanité ? Comment agir ?

 

Le premier pas d’Oreste, sur le chemin de la résistance, est d’accepter sa responsabilité personnelle et ses conséquences face aux événements. Le second est de veiller à ce que chacun endosse la part juste qui lui revient…

 

Après avoir créé Electre en 2010, l’équipe du TAC.Théâtre revient avec le second volet de la trilogie antique Les Enfants d’Atrée, reconstituée à partir d’Eschyle (Agamemnon), Sophocle (Electre) et Euripide (Oreste), fidèle au désir de rendre accessibles des textes vieux de 2500 ans par un processus de travail privilégiant le travail de l’acteur.

Photo : Myrtille Bordier.

Publié dans Théâtre

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